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Apprentissage participatif et
Recherche Action (APRA)
Sous l’impulsion de
l’Association pour le développement de la riziculture en Afrique de
l’Ouest (ADRAO) et du Service national de vulgarisation agricole de Côte-d’Ivoire
en vue de soutenir l’échange de technologies à base-riz, l’Apprentissage
participatif et recherche action est en train de devenir rapidement une
source de grande responsabilisation des paysans. Le résultat est non
seulement une augmentation tangible de la productivité agricole mais
aussi des paysans qui comptent plus sur eux-mêmes et un système de
production plus durable.
Dans les zones de Bamoro et Lokakpli en Côte-d’Ivoire, l’APRA a
suscité l’enthousiasme dans le cœur et l’esprit des paysans et les
aide à transformer leurs vie. En résultat, au cours de la première année
déjà, le rendement de riz des paysans qui ont adopté les technologies
GIC grâce à l’APRA, a augmenté de 0,7 tonnes par hectare.
Les paysans de ces zones forment actuellement des centres de connaissances
rurales et ceux qui sont formés dispensent non seulement des
technologies, mais aussi des éléments-clés du raisonnement scientifique
ainsi que les avantages de l’action communautaire aux villages voisins
à travers l’apprentissage de paysan à paysan.
Prenons par exemple Kouame Dembele de Bamoro qui est devenu
paysan-formateur grâce à l’APRA. Sa formation est si estimée par les
autres paysans qu’ils sont disposés à le payer 2.000 FCFA (environ 3
Є) par session, une somme relativement élevée pour les paysans
dans la région.
L’approche APRA est basée sur le principe d’un apprentissage social
de la base vers le sommet. En tant que composante d’un effort général
de promotion de l’échange technologique à travers le renforcement des
capacités des paysans à échanger des vues, des connaissances, des expériences
et des pratiques, l’APRA incite les gens à trouver eux-mêmes des
solutions à leurs problèmes.
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Dans
le cadre d’une approche de gestion intégrée des cultures en Côte-d’Ivoire,
l’ADRAO a commencé à tester cette méthode en 2001 avec deux
groupes de paysans de bas-fonds en association avec le Service
national de vulgarisation (ANADER) et le Projet national riz (PNR).
L’approche APRA utilise une large gamme d’outils
d’apprentissage comme les calendriers culturaux, les cartes, les
diagrammes, les observations aux champs et les formulaires d’évaluation.
Ces outils aident à comprendre des concepts complexes.
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Le
résultat du processus APRA est que les groupes de paysans sont
capables de trouver des réponses adaptées aux problèmes liés à
leurs sites, de faire le meilleur usage des ressources disponibles,
des connaissances locales ainsi que de la compréhension qu’offre
la recherche sur le processus qui induisent ces problèmes
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explique Toon Defoer,
le spécialiste du transfert de technologies de l’ADRAO, qui a mis
au point l’idée de base de cette méthodologie. |
Par exemple, un calendrier cultural du
type système d’information géographique (SIG) rudimentaire, mis au
point par les paysans eux-mêmes, donne une image globale de tous les
stades de développement du plant de riz, les aidant ainsi à mieux
planifier leurs opérations agricoles. Dans la région de Bamoro, le
calendrier cultural a incité les paysans à améliorer la gestion de
l’eau dans leurs champs à travers une action concrète.
Les paysans de la région repiquent généralement tard, ils ont donc
besoin de plantules « hautes » à cause du risque d’inondation. Mais,
une superposition visuelle du calendrier cultural sur le processus de développement
du plan a montré que lorsque les plants sont repiqués tardivement, leur
capacité de tallage est en phase terminale. Le seul moyen de s’en
sortir était d’améliorer la gestion de l’eau dans leurs champs en
creusant un canal d’évacuation pour mieux drainer l’eau des
parcelles. Ceci leur permettrait de repiquer plus tôt et d’avoir de
meilleurs rendements à partir du bon tallage. Et c’est exactement ce
qu’ils firent.
Les outils d’apprentissage de l’APRA constituent la base de 30 modules
couvrant tous les aspects de la GIC, la préparation des sols, le
repiquage, la gestion des adventices et des déprédateurs, ainsi que les
questions de récolte, post-récolte et de commercialisation. Ces modules
constituent le programme d’apprentissage des paysans sur la GIC.
Quarante chercheurs, agents de vulgarisation et d’ONG du Bénin, du
Burkina Faso, de la Côte-d’Ivoire, de Guinée, du Mali, du Togo et du Sénégal
ont été formés à l’utilisation de l’approche APRA-GIC, au cours
d’un atelier. Quatre paysans de Bamoro et Lokakpli ont également pris
part à l’atelier. L’un d’eux, Dembele est actuellement un
paysan-formateur.
La méthodologie est étendue à six autres pays. Quatre communautés
paysannes proches du lieu d’initiation du programme APRA ont demandé à
l’ADRAO de mettre en œuvre un programme pour eux. |